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الخميس 21 سبتمبر 2017
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Kassrine :blessé depuis six mois, un garde national attend toujours d’être soigné

Hichem Missaoui est un garde national originaire de Kasserine. A tout juste 27 ans, il doit supporter la charge de sa famille, dix personnes et tous au chômage. Bien avant de finir ses études, il décide de passer les tests pour devenir garde national, qu’il réussit. Après un entrainement plus important, il est affecté à Sidi Bouzid.

Le 17 mars dernier, au soir, Hichem et d’autres collègues de son groupe sont en poste près d’un rond-point afin d’effectuer des contrôles routiers. Arrive alors une camionnette, que les militaires somment de s’arrêter. Le chauffeur accélère, s’engage alors une course-poursuite qui prend fin dans un oued, dans la région de Zaafria.

La camionnette en question est un pick up Isuzu, comme il en existe partout dans le pays. En se dirigeant vers le véhicule, les gardes nationaux sont alors la cible de tirs en provenance du dit pick up. Deux gardes sont blessés. L’un au pied, et Hichem Missaoui, à la poitrine ainsi qu’au rein. Les deux blessés furent transférés à Sidi Bouzid puis dans un hôpital militaire de la capitale.

A ce jour, Hichem Missaoui est toujours hospitalisé. Il souffre d’une blessure à la moelle épinière. Il ne peut plus se déplacer. Cet été, durant le mois de juillet, il publie un message sur son profil Facebook où il exprime son sentiment d’abandon de la part de l’administration. Il n’a reçu, depuis son hospitalisation, aucun soutien de la part du ministère de l’Intérieur. Sous équipé, l’hôpital est dans l’incapacité de lui offrir les soins adéquats, il doit quitter le pays et se faire opérer à l’étranger.

« Je suis dans le même lit, dans la même chambre depuis le 18 mars dernier. Je ne peux même pas sortir dehors, ma blessure à la moelle m’empêche de me déplacer. Les médecins qui me suivent m’ont conseillé d’aller à l’étranger pour être opéré. Je reçois la visite de ma famille et de quelques collègues, mais aucun membre du ministère de l’Intérieur ou de la Garde Nationale n’a fait le déplacement. Je ne sais pas pourquoi ».

Karim, le frère d’Hichem, exprime sa colère, mais surtout son incompréhension : « Depuis qu’il a été blessé, mon frère ne touche plus son salaire. Il en a besoin pour subvenir à ses besoins et dans la famille personne ne travaille. Mon frère a été blessé parce qu’il a essayé de défendre le pays !»

Bachir, un oncle, réagit : « Nous ne comprenons pas le silence de l’administration. Nous avons tenté de les joindre, de nous y rendre mais on nous a interdit l’entrée. C’est ainsi que l’on traite les familles de ceux qui sont en première ligne dans la lutte contre le terrorisme. Nous voulons une solution pour qu’Hichem puisse remarcher un jour ! »

 

Propos recueillis par Hatem Salhi

 

Crédit photo: Hatem Salhi – Tunisie Bondy Blog




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